Cette semaine, pour combler une petite envie de nourriture visuelle, je me suis dit pourquoi pas une visite au Belgo?! Ça devait faire au moins un an que je n'y avais pas mis les pieds.
Pour ceux qui ne connaissent pas, Le Belgo est un édifice qui fait partie du patrimoine industriel montréalais. Cet immeuble a vu le jour en 1912 et a abrité de nombreux ateliers, usines de textiles et même un des plus grands salons de quilles durant les années 70. Ce lieu mythique rempli d'histoires est aujourd'hui essentiellement habité par des galeries d'arts et autres organismes (surtout) à vocations culturelles. Même si les expositions ne m'enchantent pas tout le temps, c'est toujours un plaisir de me balader dans cet édifice haut de 5 « hauts » étages. C'est un retour dans le passé et je m'y sens souvent habité par une sorte de nostalgie du jamais vécu. Hum! un peu bizarre hein?! C'est comme si je vivais pendant un instant dans une photo noir et blanc d'Henri Cartier Besson!
J'y suis quand même allée pour voir des expos et j'en ai vu une qui faisait justement écho à mon état d'âme à la galerie Les Territoires. Deux jeunes artistes exposantes, Véronique Béland et Catherine Tremblay, étudiante à la maitrise en arts à l'UQAM, y présentent chacune un projet d'installation utilisant photographie et son.
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| Combinant les Ombres et les Parleurs, cette exposition présente deux projets complémentaires par la forme et le fond. Elle offre à voir, entendre, expérimenter et manipuler des êtres, des autres, où le spectateur est invité à combler par sa présence, l'espace entre les images et l'installation vocale, de même que, par son reflet et son imaginaire, les bribes de vies qui lui sont exposées. |
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| «L’inventaire du visible (2010) – Véronique Béland a parcouru l’horizon de son quotidien munie d’un enregistreur vocal et d’une chambre photographique sténopé. Elle y a enregistré sa voix décrivant les lieux, l’obturateur de l’appareil photo demeurant ouvert tout au long de son discours. Temps de pose équivalant à la durée de sa parole, chaque fois. Photo et Texte Galerie Les Territoires |
Deux installations où le récit prend place. C'est la cacophonie chez l'une et la solitude chez l'autre.C'est le temps qui passe.... Si vous avez le temps, l'exposition se termine le 9 octobre. Galerie Les territoires
Si vous allez au Belgo, plusieurs autres expositions sont en cours. Je vous conseille d'y aller entre le mercredi et le samedi, car beaucoup de galeries sont fermées du dimanche au mardi. Pour ma part rien ne m'a vraiment interpellée, mais les goûts sont relatifs!




